Pichai reconnaît que Google est à la traîne dans le codage par IA, alors que Gemini 4 entre en phase de pré-entraînement

Le PDG d'Alphabet, Sundar Pichai, a confirmé lors de la conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre 2026 que Gemini 4 était entré en phase de pré-entraînement, le qualifiant de « notre campagne de pré-entraînement la plus ambitieuse à ce jour ». Cette révélation s'accompagnait d'un aveu cinglant : Google a besoin d'un modèle de base Gemini 4 plus vaste pour être compétitif « au niveau de la frontière là où elle se situera lorsque Gemini 4 sortira » — un langage qui reconnaît que Google s'entraîne sur une cible mouvante que ses rivaux poussent activement vers l'avant.
Le retard que Pichai nomme directement
Pichai a spécifiquement pointé du doigt le codage et le codage agentique comme des domaines nécessitant des améliorations, un aveu inhabituellement direct de la part d'un PDG généralement mesuré dans sa manière d'aborder les écarts concurrentiels. Ce commentaire intervient dans un contexte marqué par deux départs de haut niveau : Noam Shazeer, co-responsable de Gemini, et John Jumper, chercheur sur AlphaFold, ont tous deux rejoint OpenAI et Anthropic en juin 2026, officiellement en raison d'inquiétudes internes concernant les capacités de codage en IA de Google par rapport à ses concurrents.
Le retard en matière de codage a un symptôme concret et visible. Le Gemini 3.5 Pro — annoncé lors du Google I/O en mai 2026 avec une sortie promise pour juin — n'a toujours pas de date de lancement confirmée, retardé spécifiquement par des problèmes de performances de codage. Pour compenser, Google a lancé le Gemini 3.6 Flash le 21 juillet, une mise à jour de la gamme Flash inférieure plutôt qu'une version phare : 17 % de tokens de sortie en moins que le 3.5 Flash, et un bond à 49 % sur le benchmark de codage DeepSWE, contre 37 %. C'est une réelle amélioration, mais elle se produit dans la catégorie inférieure à celle dont Google a réellement besoin pour rivaliser sur les charges de travail de codage pour les entreprises et les développeurs.
Pourquoi le timing est crucial
L'aveu de Pichai intervient la même semaine où Alphabet a annoncé un chiffre d'affaires pour Google Cloud en hausse de 82 %, à 24,8 milliards de dollars, porté en grande partie par la demande d'infrastructure IA — ce qui signifie que l'activité cloud de Google prospère actuellement grâce à la demande en IA, même si sa propre gamme de modèles accuse un retard sur l'un des cas d'usage les plus valorisés (le codage et les tâches agentiques) qui alimente cette demande ailleurs dans le secteur. Les modèles Claude d'Anthropic et GPT-5 d'OpenAI ont conquis une part d'esprit significative chez les développeurs, notamment en matière de performances de codage. Le fait que Google lance un modèle Pro retardé et pré-entraîne un Gemini 4 encore sans nom crée un écart temporel concret, bien que non confirmé, entre Google et ses deux concurrents les plus proches à la frontière de l'IA.
La suite des événements
Aucune date de sortie n'a été fixée pour Gemini 3.5 Pro ou Gemini 4. La manière dont Pichai présente les choses — entraîner Gemini 4 pour être compétitif là où se trouvera la frontière au moment de sa sortie — reconnaît implicitement que Google s'entraîne contre une cible qui ne cesse de bouger alors que le modèle est encore en pré-entraînement, plutôt que contre le paysage concurrentiel actuel. Pour une entreprise dont les revenus cloud dépendent de plus en plus de son image de leader en IA, l'écart entre la dynamique de son infrastructure et la compétitivité de ses modèles est désormais une histoire plus lourde de conséquences que le simple dépassement des attentes financières.
Originally reported by Search Engine Journal. Read the original article for additional details.
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